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Xavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau : Turbulences dans un ciel éclairci

Xavier d'Ornellas et Emmanuel AuboyneauXavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau
Xavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau

Gérants Associés d'Amplégest Xavier d’Ornellas, Gérant Associé, est Responsable du Pôle Flexible d’Amplégest. Diplômé de l’ISG (Institut Supérieur de Gestion) et de la SFAF (Société Française des Analystes Financiers), il a débuté sa carrière en tant que gérant privé au sein de l’Union de Banques à …Lire la suite

(Tradingsat.com) - Mai 2015

Les dernières statistiques de l’économie américaine montrent un tassement manifeste de la croissance. Le PIB n’a progressé, en première estimation, que de 0,2% au premier trimestre 2015. D’un côté nous savons que des éléments non récurrents sont intervenus au premier trimestre, défavorisant la croissance : une météo très pénalisante (comme en 2014), et une grève dure des dockers dans les ports de la côte ouest qui a fortement pénalisé les exportations (de voitures par exemple). D’un autre côté le mois de mars, une fois ces deux aléas disparus, aurait dû être celui du rebond et cela n’a pas été le cas. S’agit-il d’un simple trou d’air ou d’un mouvement plus durable qui remettrait en cause notre scénario macro-économique ?

Dans ces épisodes incertains nous nous tournons traditionnellement vers deux indicateurs qui sont à nos yeux très fiables : le premier est celui des inscriptions hebdomadaires au chômage. Celles-ci sont tombées en avril à un niveau très bas, que l’on n’avait pas vu depuis avril 2000 ! Le deuxième est l’indice de la FED de Richmond (indicateur composite). Il avait récemment baissé mais se redresse, surtout pour la composante « attentes ». Ces deux indicateurs nous rassurent et nous font pencher vers le scénario du trou d’air. Les trimestres prochains devraient, selon nous, être beaucoup plus favorables. On pourrait assister à un scénario proche de 2014 aux USA. Dans sa communication la Banque Centrale américaine reste confiante sur le rythme de croissance dans le pays. Nous restons convaincus que la FED, avant ou après l’été, remontera ses taux directeurs. Une normalisation des taux est souhaitable et nécessaire.

Dans les autres grandes zones géographiques il n’y a pas de changement par rapport à nos points précédents. L’Europe se redresse progressivement et voit même sa croissance accélérer au fur et à mesure des publications, le Japon avance lentement et la Chine ralentit de manière maîtrisée. En Europe nous sommes désormais proches d’un épilogue sur le problème grec, ce qui se traduit par davantage de volatilité sur les taux et sur les marchés actions. Un accord de dernière minute est probable, comme à chaque fois depuis le début de la crise. Nous n’excluons pas toutefois une cessation de paiement qui ne se traduira d’ailleurs pas nécessairement par une sortie de la zone euro. La lune de miel de Monsieur Tsipras semble bien terminée…

Après trois mois de fortes hausses sur les marchés actions européens, nous assistons aujourd’hui à un mouvement de consolidation, selon nous salutaire. La situation de la Grèce, les élections en Grande-Bretagne, la perspective d’une hausse des taux américains, le rebond (relatif) de l’euro et du pétrole, sont autant de raisons à ce repli. Cela ne change pas notre biais positif sur les actions européennes d’ici 6 à 12 mois. Les liquidités sont toujours abondantes et les profits des sociétés au premier trimestre ont été globalement positifs. En dépit de discours encore souvent prudents des managers et des analystes, nous nous attendons à des révisions positives pour les prochains trimestres, compte tenu de l’environnement plus favorable. Nous profiterons des opportunités que les replis actuels nous donneront pour renforcer ou initier certaines positions sur des sociétés européennes.

Nous étions prudents sur les obligations, compte tenu des niveaux très bas atteints par les taux à 10 ans des grands pays de la zone euro. Le rendement de l’OAT française à 10 ans était tombé à 0,34% en avril ! Il n’est pas surprenant qu’il remonte un peu actuellement, vers 0,80%, avec le risque grec comme principal catalyseur. Ce rebond technique induit un peu de volatilité à court terme, mais l’action forte de la BCE jusqu’à au moins 2016 est la garantie de taux durablement bas.

Ces marchés volatiles nous confortent dans notre volonté de diversifier les portefeuilles avec des positions en fonds flexibles et en gestion alternative qui permettent d’encaisser les chocs de manière adoucie.

Gardons le cap !

Emmanuel Auboyneau - Gérant Associé

Xavier d'Ornellas - Gérant Associé - Pôle Gestion Flexible

Avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

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