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Xavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau : La confiance, cette institution invisible...

Xavier d'Ornellas et Emmanuel AuboyneauXavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau
Xavier d'Ornellas et Emmanuel Auboyneau

Gérants Associés d'Amplégest Xavier d’Ornellas, Gérant Associé, est Responsable du Pôle Flexible d’Amplégest. Diplômé de l’ISG (Institut Supérieur de Gestion) et de la SFAF (Société Française des Analystes Financiers), il a débuté sa carrière en tant que gérant privé au sein de l’Union de Banques à …Lire la suite

(Tradingsat.com) - Le début d’année sous forme d’éclaircie économique en Europe se confirme. Les dernières statistiques sont sans équivoque et nous pourrions même avoir de bonnes surprises au cours des prochains mois. La croissance accélère comme nous l’avions anticipé depuis plusieurs mois. Cette reprise est en grande partie liée à des éléments exogènes (pétrole, dollar…) mais ce qui compte avant tout c’est de redémarrer le moteur, la manière important peu, pour provoquer un regain d’optimisme qui, dans le meilleur des cas, se traduira par un choc de confiance. « La confiance est une institution invisible qui régit le développement économique » déclarait le prix nobel d’économie américain Kenneth Arrow. Elle n’est pas régie par des statistiques rationnelles, elle ne se décrète pas, et elle peut apparaître quand on ne l’attend plus. Une fois établie, au niveau des ménages ou des industriels, elle entraînera des comportements vertueux et plus audacieux. Elle permettra de dégager un horizon jusque là largement obstrué.

L’Allemagne, qui avait connu un sérieux passage à vide dans la première partie de l’année 2014, voit son activité se redresser sensiblement sur les derniers mois. Le PIB a rebondi de 2,8% au quatrième trimestre, aidé par une hausse de plus de 3% de la consommation privée. L’indice PMI composite et l’indice IFO du climat des affaires sont en progression depuis plusieurs mois, alors que l’investissement en construction monte de 8,8% au quatrième trimestre. Tous les chiffres vont dans le même sens et constituent une base réelle pour une croissance solide en 2015. La confiance est de retour… La France, mauvais élève récurrent de la zone euro, n’est pas en reste avec une production industrielle en hausse, une consommation plus vigoureuse et des chefs d’entreprises plus optimistes. Quand on se souvient de l’état de dépression dans notre pays dont on semble à peine sortir, on peut imaginer l’effet de ce regain de confiance sur l’économie.

Plus généralement, l’ensemble des pays de la zone euro (y compris la Grèce avant l’élection de Syriza) sont concernés par l’embellie, et plus les réformes ont été faites en amont, plus le rebond pourrait être conséquent. L’Espagne et le Portugal, par exemple, devraient surprendre positivement. La BCE n’a pas encore concrètement commencé ses rachats massifs d’actifs et son action devrait pérenniser le début de reprise économique. La prochaine étape, selon nous, sera l’amélioration des perspectives des entreprises, tant au niveau de leur activité, que de leur profitabilité.

Aux Etats-Unis, le cycle de croissance est déjà largement entamé. L’échéance de la prochaine hausse des taux se rapproche. Le PIB du quatrième trimestre a déçu mais ne fait que corriger le chiffre gonflé du troisième trimestre. La tendance reste bonne et les perspectives industrielles et privées sont favorables. L’impact de la hausse du dollar sur la profitabilité des entreprises américaines n’est pas négligeable mais ne contrebalancera pas à lui seul la tendance. Sachant que l’inflation de base est proche des objectifs de la FED, il va devenir difficile pour cette dernière de repousser beaucoup plus son action. La normalisation des taux doit absolument se faire avant la fin du cycle haussier de l’économie américaine afin de redonner une marge de manoeuvre à la Banque Centrale lorsque les vents contraires apparaitront.

En dépit de la performance des marchés depuis le début de l’année, nous restons positifs sur les actions européennes, considérant que l’environnement est particulièrement favorable sur ces actifs. Il n’y a pas eu dans cette remontée de discrimination sectorielle et nous pensons que la publication des résultats du premier trimestre 2015, ainsi que les perspectives des managements d’entreprises, seront l’occasion de faire des choix plus tranchés sur les secteurs et les sociétés. Des pauses ou des baisses temporaires seraient logiques après ces mois de hausse. La remontée des taux américains pourrait être le catalyseur d’une correction ponctuelle de l’ensemble des marchés actions. Elle ne remettrait pas en cause notre optimisme pour l’année 2015, accentué par la probable révision à la hausse des bénéfices d’entreprises par les analystes, particulièrement pour 2016 et 2017.

Nous sommes largement investis en actions européennes en direct et japonaises (au travers de nos fonds flexibles). Ces deux zones sont aujourd’hui celles où, contrairement aux USA, les perspectives de progression sont les plus fortes. La confiance est revenue…

Emmanuel Auboyneau - Gérant Associé

Xavier d'Ornellas - Gérant Associé - Pôle Gestion Flexible

Avec la participation de Jean-Michel Mourette, Economiste (Eureka Finance)

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