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Hugo Boss : Bryan Garnier n'est plus à l'achat sur le titre

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(CercleFinance.com) - Le bureau d'études Bryan, Garnier & Co. ne conseille plus l'action Hugo Boss à l'achat, mais a désormais adopté une position neutre après que le groupe de prêt-à-porter allemand a lancé un avertissement sur ses ventes et ses résultats de 2015. En cause : la Chine et l'Amérique du Nord. Les analystes ont aussi ramené leur estimation de la juste valeur du titre de 128 à 118 euros.

A la Bourse de Francfort, l'action Hugo Boss chute de 10,5% à 91,5 euros.

Hugo Boss a en effet publié hier soir une version préliminaire de ses résultats du 3e trimestre, marqués par “la détérioration de (ses) marchés en Asie et un ralentissement sur le continent américain”. De ce fait, le CA trimestriel a baissé, à changes constants, de 1%, et l'excédent brut d'exploitation (EBITDA, selon l'acronyme anglais) ajusté de 8%.

En outre, Hugo Boss a abaissé son objectif 2015 de croissance des ventes à changes constants de 5/7% à 3/5%. Idem, hors éléments exceptionnels, pour la hausse anticipée de l'EBITDA.

Bryan Garnier, qui était positif sur le titre en raison de la forte exposition de Hugo Boss au Vieux Continent (61% du CA en 2014), ne cache pas sa déception : en effet, en Europe, le groupe évoque toujours 'une tendance forte, en ligne avec les anticipations initiales', ce qui doit correspondre à des ventes à changes constants en hausse d'environ 5%.

Le problème vient d'ailleurs, notamment de 'la région 'Grande Chine' ne représente que 8% des ventes', constate Bryan Garnier, avec un total de 14% pour l'Asie-Pacifique. Les tendances de septembre ont manifestement été mauvaises, tout spécialement du côté des ventes au détail qui concentrent 80% de l'activité régionale du groupe, indique une note de recherche.

Plus décevante encore : l'Amérique du Nord, soit environ 21% des ventes, a connu 'une détérioration marquée des tendances en septembre' du côté des ventes de gros comme de celui des magasins détenus en propre. 'Comme d'autres groupes de luxe (LVMH et Burberry)', explique Bryan Garnier, 'l'activité (de Hugo Boss) a été pénalisée par une baisse des dépenses des touristes rendus plus prudents par la vigueur du dollar'.

Qu'en déduire pour l'action Hugo Boss ? Bryan Garnier estime que les perspectives à moyen terme du groupe, portées par la part croissante des ventes réalisées en propre, et non via des grossistes, 'sont intactes', alors que de plus la politique de dividende (et un taux de distribution de 60 à 80%) est généreuse.

Cependant, à court terme, les dernières tendances ne peuvent qu'entraîner une baisse des prévisions de résultats, autant qu'elles troublent la visibilité sur la valeur. 'Cette détérioration aussi soudaine que surprenante de l'environnement commerciale rappelle que le marché des vêtements est volatil', estime enfin Bryan Garnier, qui révoque en conséquence son conseil d'achat.


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