Carrefour : Les retardataires à la peine |
|
Molly Neal
DOW JONES NEWSWIRES
Une bonne stratégie pour un distributeur passe par une bonne gestion de ses actifs immobiliers.
Cela peut paraître évident, et pourtant, ce n'est qu'assez récemment que les grandes enseignes européennes de la distribution alimentaire ont vraiment pris conscience qu'il n'était pas nécessaire qu'elles soient propriétaires de tous les magasins qu'elles exploitent. Vendre des actifs immobiliers à des sociétés foncières pour les relouer immédiatement via des opérations de "sale and lease back" est devenu un moyen de plus en plus prisé dans le secteur pour libérer des liquidités et gérer plus efficacement les capitaux.
Les distributeurs britanniques, comme Tesco et Sainsbury, se sont adonnés à ce type d'opérations ces dernières années, ce qui les a aidés à surmonter la tourmente économique jusqu'à présent. Grâce aux joint-ventures qu'ils ont établies avec des groupes immobiliers comme British Land et Land Securities, ils disposent de réserves de ressources pour poursuivre l'expansion et la rénovation de leurs magasins.
Evidemment, pour les sociétés immobilières en question, le timing n'a pas été aussi bon, puisque la valeur de ces actifs immobiliers a depuis plongé. Emboîtant le pas à ses concurrents, British Land a annoncé mercredi une nouvelle baisse marquée de son actif net réévalué.
Les distributeurs qui se sont décidés trop tard à externaliser leur patrimoine immobilier sont également à la peine, à l'exemple de Carrefour. Le groupe français a nommé mardi à sa tête un vétéran du géant agroalimentaire suisse Nestlé. Carrefour avait prévu de regrouper 60% de son parc immobilier de 24 milliards d'euros au sein d'une société foncière puis d'introduire en Bourse 3 milliards d'euros d'actions de cette dernière. Ce projet a été différé l'an dernier en raison de la volatilité des marchés d'actions. Le groupe a ensuite envisagé d'autres possibilités, comme de vendre ces actions par le biais d'un placement privé, mais a dû également y renoncer.
Il en résulte que Carrefour a moins de marge de manoeuvre que certains de ses rivaux, alors qu'une récession se profile sur ses marchés clés, en France et en Espagne. Son nouveau directeur général, Lars Olofsson, devra probablement attendre de nombreux mois avant de pouvoir remettre au goût du jour ce projet de cession des murs, compte tenu de la détérioration des perspectives du secteur immobilier.
L'exploitant de pubs britannique Mitchell & Butlers se trouve dans une situation similaire. Son projet d'externalisation de ses actifs immobiliers est tombé à l'eau l'an dernier, à cause de la crise du crédit, et il n'a pas encore trouvé d'alternative.
Comme ont pu s'en rendre compte les entreprises de tous les secteurs d'activité pendant la crise du crédit, tarder à agir peut avoir des conséquences néfastes. Les distributeurs qui possèdent d'importants portefeuilles immobiliers ont manqué l'occasion de vendre à un bon prix. Leur marge de manoeuvre pourrait s'en trouver réduite pendant la récession.
-Molly Neal, Dow Jones Newswires
(END) Dow Jones Newswires
November 20, 2008 11:11 ET (16:11 GMT)
Copyright (C) 2007-2008 DowJones.com |
| Toutes les actus : Marge | Volatilité | Cession | Stratégie | Immobilier |
|
|
|
Vous souhaitez trader Carrefour avec un effet de levier maximum ? : cliquez-ici |
|
Les dernières actualités |
|
|
|
 |
 |

CFD : disponible |
Effet de levier : 10.00 fois |
Short autorisé :
Oui |
CFD : disponible |
Tarif ordre 3000€ : 6.12€ |
Effet de levier : 10 fois |
Short autorisé :
Oui |
|
Capi. :
19.85 M€ (21ème) |
RN :
+2479.00 M€ |
Rendement :
4.02% |
PER :
10.27 |
ISIN : FR0000120172 |
Marché : Compartiment A |
SRD :
Oui |
Secteur : |
|
Distribution - Alimentation et produits pharmaceutiques |
Principaux dirigeants : |
- José Luis Duran
|
|
| Perf. |
Valeur |
Cac40 |
| 1 sem. |
-4.48% |
-0.93% |
| 01/01 |
+2.33% |
+3.13% |
| 1 an |
-44.09% |
-39.62% |
 |
|