Peugeot : Secteur auto européen appelle gvts à l'aide, crée un dilemme |
|
LONDRES (Dow Jones)--Les dirigeants politiques européens sont de nouveau confrontés à des choix épineux, car les entreprises du secteur automobile réclament des aides à cor et à cri alors que leurs ventes et leurs résultats sont en chute libre, les divisions européennes de General Motors Corp.(GM) étant en première ligne.
Les pays membres du G20 réunis à Washington le week-end dernier ont plaidé pour l'adoption de mesures comme des allègements fiscaux, des réductions de taux d'intérêt et une hausse des dépenses gouvernementales afin de relancer l'économie mondiale.
A leur retour en Europe, les dirigeants politiques ont dû répondre aux appels immédiats des acteurs de l'industrie automobile, qui réclament un sauvetage des groupes du secteur en difficulté, le soutien des pôles financiers des constructeurs, et des allègements fiscaux pour les consommateurs afin de stimuler les ventes de véhicules.
Le gouvernement allemand s'entretiendra cette semaine avec les dirigeants de GM Europe et de sa filiale Opel, alors que la maison mère lutte pour échapper à la faillite. Opel, qui emploie 26.000 personnes en Allemagne, souhaite que le gouvernement allemand garantisse les prêts des banques.
Les actions des constructeurs allemands, comme Daimler AD (DAI), Volkswagen AG (VOW.XE) et BMW AG (BMW.XE), étaient en hausse lundi matin, soutenues par les espoirs de voir Opel recevoir une aide qui serait ensuite étendue à d'autres constructeurs allemands, indiquent les opérateurs.
Au Royaume-Uni, le secteur a appelé le gouvernement à abandonner ses projets de hausse des taxes sur l'automobile, et demandé que les pôles financiers des constructeurs aient accès comme les banques aux opérations de refinancement de la Banque d'Angleterre. Un refinancement plus avantageux leur permettrait de proposer des prêts plus intéressants aux consommateurs souhaitant acquérir une voiture.
En France, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a déclaré lundi que des difficultés étaient à attendre sur le marché de l'emploi en raison du ralentissement économique, et que des mesures devaient être envisagées pour soutenir les constructeurs automobiles au niveau européen.
La situation est toutefois très épineuse pour la classe politique, qui craint qu'un soutien apporté au secteur automobile n'incite d'autres secteurs à appeler les gouvernements à la rescousse.
Aux Etats-Unis, où le gouvernement envisage une aide aux trois géants de Detroit - GM, Ford Motor Co. (F) et Chrysler -, les équipementiers demandent déjà que leurs requêtes soient examinées.
Les dirigeants politiques allemands ont jusqu'à présent adopté une attitude ferme, la chancelière Angela Merkel et le ministre des Finances Peer Steinbrueck ayant écarté l'idée d'un sauvetage du secteur automobile dans son ensemble.
Or la classe politique se trouve confrontée, à cause des déboires de l'industrie automobile, à une hausse du taux de chômage. Les ventes de voitures en Europe ont dégringolé de 15% sur l'année en octobre, soit leur sixième mois consécutif de baisse.
Environ 750.000 personnes en Allemagne travaillent dans le secteur automobile, équipementiers inclus. Or Audi, BMW et Daimler ont tous confirmé avoir diminué leur production, et BMW prévoit de licencier 8.100 personnes.
Dietr Zetsche, le directeur général de Daimler, a prévenu début novembre que 300.000 emplois étaient menacés dans le secteur automobile en Allemagne, et a appelé le gouvernement à soutenir les PME via des mesures telles que l'octroi de prêts à faible taux d'intérêt.
En France, Renault (13190.FR) a annoncé une réduction de 25% de sa production mondiale au quatrième trimestre, et la fermeture temporaire en novembre et en décembre d'usines en Roumanie, en Espagne et en France. Son concurrent PSA Peugeot Citroën (12150.FR) a indiqué tabler sur une baisse de 30% de sa production au quatrième trimestre.
-Steve McGrath, Dow Jones Newswires
(END) Dow Jones Newswires
November 17, 2008 08:36 ET (13:36 GMT)
Copyright (C) 2007-2008 DowJones.com |
| Toutes les actus : Résultats | Filiale | Refinancement | Concurrent | Chômage | Christine Lagarde |
|
|
|
A lire ! Air France -klm : Pas d'accord officiel sur Alitalia avant lundi |
|
Les dernières actualités |
|
|
|
 |
 |

CFD : disponible |
Effet de levier : 10.00 fois |
Short autorisé :
Oui |
CFD : disponible |
Tarif ordre 3000€ : 6.12€ |
Effet de levier : 10 fois |
Short autorisé :
Oui |
|
Capi. :
3.15 M€ (88ème) |
RN :
+826.00 M€ |
Rendement :
7.44% |
PER :
5.45 |
ISIN : FR0000121501 |
Marché : Compartiment A |
SRD :
Oui |
Secteur : |
|
Automobiles et équipementiers |
Principaux dirigeants : |
- Christian Streiff
- Gilles Michel
|
|
| Perf. |
Valeur |
Cac40 |
| 1 sem. |
+7.69% |
-0.76% |
| 01/01 |
+10.62% |
+3.31% |
| 1 an |
-71.46% |
-39.51% |
 |
|