International : Une fusion GM-Chrysler suspendue jusqu'à l'après-présidentielle |
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par Jui Chakravorty et Kevin Krolicki
NEW YORK/DETROIT (Reuters) - Un rapprochement entre General Motors et Chrysler semble dans l'impasse en raison du refus opposé par l'administration Bush à un financement public pour réaliser cette fusion, a-t-on appris auprès de trois sources proches du dossier.
Les démarches visant à rapprocher les deux groupes sont donc de fait gelées jusqu'à l'après-présidentielle du 4 novembre.
Ni Cerberus, ni Chrysler n'ont accepté de commenter l'information.
Cela ouvre la porte à une reprise du dialogue entre Cerberus, qui détient Chrysler, et Renault-Nissan et qui pourrait permettre d'éviter que GM n'absorbe son concurrent européen.
Carlos Ghosn, P-DG de Renault et Nissan, a toutefois démenti mardi des informations parues dans la presse évoquant un rapprochement de du constructeur japonais avec Chrysler, jugeant qu'engager du cash pour former une alliance stratégique n'avait pas de sens dans le contexte actuel.
Les discussions tourneraient donc davantage autour du développement d'une base de produits commune basée sur un accord déjà existant entre Chrysler et Nissan, selon les sources.
Chrysler a vu ses ventes fléchir de 25% cette année et a annoncé la mise en oeuvre d'un plan de réductions de coûts et un autre visant au développement de nouveaux véhicules, plus en phases avec les nouvelles conditions du marché, dont un véhicule hybride.
"Nous prenons des décisions difficiles mais indispensables pour stabiliser nos activités à court terme et nous prenons des décisions visant à rendre viables nos activités futures en restructurant le groupe", a déclaré Lori McTavish, porte-parole du groupe.
Ces derniers jours, GM a sondé le Trésor américain au sujet d'un financement de la fusion entre les deux constructeurs américains à hauteur de dix milliards de dollars, en l'échange d'un transfert d'actions en direction de l'Etat fédéral.
Jeudi, un responsable de l'Administration Bush a déclaré que le Trésor ne négociait pas d'aide directe afin de financer la fusion.
Plutôt qu'un financement de la fusion, les autorités américaines privilégieraient l'octroi de prêts à taux préférentiels de l'ordre de 25 milliards de dollars destinés à au rééquipement des sites de production des constructeurs.
Dans un entretien accordé à NBC News, Barack Obama, le candidat démocrate à l'élection présidentielle, a indiqué qu'il rencontrerait les représentants des syndicats et les dirigeants des constructeurs de la région de Detroit.
"Si je suis élu, je rencontrerai immédiatement les dirigeants des trois grands constructeurs ainsi que ceux de l'Union des employés de l'automobile (UAW)", a-t-il dit.
"Et ce afin de déterminer une stratégie qui placera l'industrie automobile américaine sur la bonne voie pour concurrencer n'importe qui dans le monde."
John McCain, son adversaire républicain, s'est pour sa part déclaré en faveur d'un octroi rapide des prêts de 25 milliards de dollars déjà approuvés comme première étape.
Version française Nicolas Delame
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