BANGALORE (Reuters) - General Electric annonce une réduction de sa prévision de résultat par action pour le troisième trimestre et pour l'exercice 2008 en raison de la crise financière.
Le conglomérat industriel, généralement considéré comme un baromètre de l'économie américaine au vu de la diversité de ses activités, a également suspendu ses programmes de rachat d'actions.
La nouvelle a confirmé les craintes de Wall Street sur les conséquences de la crise du crédit sur les activités financières de GE. L'action a été fortement dépréciée ces deux dernières semaines, à des plus bas de cinq ans.
Dans des échanges d'avant-Bourse, le titre GE, l'une des premières capitalisations de Wall Street, reculait de 5,1% à 23,33 dollars, accentuant ainsi sa baisse. Mercredi, l'action avait perdu un tiers de sa valeur par rapport au début de l'année.
"Au vu de la tournure des événements sur les marchés financiers, nous avons pris des décisions difficiles visant à réduire notre exposition au risque et à renforcer notre bilan tout en maintenant le dividende", déclaré Jeff Immelt, directeur général du groupe, cité dans un communiqué.
Le conglomérat dit espérer gagner environ 20 milliards de dollars en 2008 et s'engage à maintenir un dividende annuel de 1,24 dollar par action en 2009. Le conseil d'administration a voté le maintien du dividende trimestriel à 31 cents par titre.
"Nous avons suspendu le programme de rachat d'actions (...) nous restons déterminés à conserver notre note AAA", poursuit Jeff Immelt. Standard & Poor's a confirmé sa note AAA peu après l'annonce faite par le groupe.
GE vise désormais un bénéfice par action de 43 à 48 cents pour le troisième trimestre et un BPA 2008 compris entre 1,95 et 2,10 dollars.
Les analystes interrogés par Reuters attendaient un BPA de 52 cents au troisième trimestre et un BPA de 2,21 dollars pour l'année.
GE visait auparavant un BPA de 50 à 54 cents au T3 et de 2,20 à 2,30 dollars pour l'exercice.
Le groupe estime que les conditions resteront difficiles sur le marché des services financiers dans l'immédiat.
"L'économie connaît un net ralentissement donc il est normal que General Electric, présent dans presque tous les pans d'activité, lance un avertissement sur ses résultats", a estimé Philippe Gijsels, analyste chez Fortis.
Christopher Kaufman, version française Danielle Rouquié et Benoit Van Overstraeten
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