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Acier : Tata Steel cède des sites britanniques et français à Greybull

Tata Steel vend ses activités d'aciers longs à Greybull CapitalTata Steel vend ses activités d'aciers longs à Greybull Capital

par Guy Faulconbridge et Sarah Young

LONDRES (Reuters) - Le groupe sidérurgique indien Tata Steel a annoncé lundi la vente de plusieurs de ses sites britanniques et de celui d'Hayange, en France, pour un montant d'une livre symbolique, un accord qui assure le maintien d'un tiers des 15.000 postes concernés par sa décision de se retirer de Grande-Bretagne.

Le repreneur des sites cédés, Greybull Capital, un spécialiste du redressement d'entreprises, s'est refusé à exclure le rachat d'autres activités de Tata, y compris celui du plus important site sidérurgique du Royaume-Uni, celui de Port Talbot, au Pays de Galles.

Le contrat de vente, outre le prix de cession symbolique, prévoit un plan d'investissement et de financement de 400 millions de livres (500 millions d'euros) pour le site de Scunthorpe, dans le nord de l'Angleterre, qui emploie 4.400 personnes, ainsi que des accords avec les fournisseurs et les syndicats sur la réduction des coûts.

Parmi les activités cédées figure aussi le site français d'Hayange (Moselle), qui compte 400 salariés et produit des rails pour les réseaux ferroviaires.

Le ministre français de l’Economie, qui débattait de la sidérurgie européenne à Strasbourg avec des eurodéputés et la commissaire au Marché intérieur Elzbieta Bienkowska, a rappelé que le processus de vente était engagé depuis plusieurs mois.

"Nous allons continuer à le suivre de très près et à regarder toutes les conditions et les engagements tels qu’ils sont pris pour nous assurer que tout ce qui est important pour nous, c'est-à-dire la préservation des capacités de production, des compétences et le sort du site et des salariés soient bien pris en compte", a-t-il dit à la presse.

Marc Meyohas, cofondateur de Greybull, a assuré lors d'une téléconférence que le plan stratégique ne prévoyait pas de réductions d'effectifs.

Les activités reprises devraient retrouver l'appellation "British Steel", une marque emblématique de la sidérurgie britannique qui avait disparu il y a près de 20 ans.

LONDRES SALUE "UN PAS DANS LA BONNE DIRECTION"

Tata Steel a annoncé fin mars son intention de sortir du Royaume-Uni, en arguant notamment de la faiblesse de la demande, de la baisse des prix de l'acier, des coûts élevés de l'énergie sur le marché britannique et des engagements de ses filiales en matière de financement des retraites.

Le gouvernement britannique de David Cameron s'emploie à favoriser la reprise de ces activités pour tenter de limiter les conséquences sur l'emploi.

Il a annoncé la semaine dernière avoir engagé des discussions avec des repreneurs potentiels, parmi lesquels figurent Liberty Group, une société spécialisée dans les matières premières présente en Asie, en Afrique et en Grande-Bretagne.

Le secrétaire d'Etat aux entreprises, Sajid Javid, a déclaré lundi que l'accord conclu avec Greybull constituait "un pas dans la bonne direction".

Le dossier est d'autant plus suivi que l'annonce de Tata Steel est intervenue moins de trois mois avant le référendum sur l'avenir des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne: les médias eurosceptiques ont mis en cause l'UE en lui reprochant d'avoir empêché Londres de prendre des mesures de soutien à la sidérurgie tandis que les travaillistes demandaient au gouvernement Cameron de faire davantage pour sauver les aciéries menacées.

Greybull a précisé que la moitié environ des 400 millions de livres prévus par l'accord avec Tata serait apportée par ses actionnaires, le solde provenant de banques et de prêts publics.

"Nous prévoyons que l'entreprise sera rentable dès la première année", a dit Marc Meyohas.

Tata Steel est pour l'instant le deuxième producteur d'acier d'Europe avec une capacité de production de plus de 18 millions de tonnes par an, dont seuls 14 millions sont pour l'instant opérationnels.

Le conglomérat indien Tata, qui possède plusieurs autres marques britanniques comme Jaguar Land Rover ou le thé Tetley, avait racheté le sidérurgiste anglo-néerlandais Corus en 2007 pour près de 10 milliards d'euros.

(avec Freya Berry et David Milliken, Gilbert Reilhac à Strasbourg,; Marc Angrand pour le service français)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


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